Tout savoir sur le contrôle technique des vans et fourgons aménagés

Contrôle technique van et fourgon aménagés

Tout savoir sur le contrôle technique des vans et fourgons aménagés

Catégorie: Entretien & Réparation Commentaires: 0

Comme tous les véhicules, les vans et fourgons aménagés sont soumis au contrôle technique. Par contre, il est intéressant de noter que, depuis 2018,le contrôle technique pour vans et fourgons aménagés s’est durci.

Y a-t-il une différence entre le contrôle technique d’une voiture et le contrôle technique d’un fourgon aménagé? Et comment être sûr de passer ce contrôle technique sans problème ?

Nous vous disons tout.


Qu’est-ce que le contrôle technique pour van et fourgon aménagé ?

Mis en place en 1992, le contrôle technique (ou visite technique périodique) doit être réalisé tous les 2 ans pour tous les véhicules de plus de 4 ans.

L’objectif du contrôle technique : améliorer la sécurité sur la route et diminuer le nombre de victimes routières. Cela implique l’ensemble des usagers dont, évidemment, les possesseurs du véhicule concerné puisque savoir que son véhicule peut rouler en toute sérénité permet de prendre la route sans crainte. De plus, depuis quelques années, le contrôle technique est plus vigilant sur le niveau de pollution des engins.

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Si cela vous concerne, vous devez donc amener votre véhicule dans un centre agréé qui se chargera de vérifier un certain nombre de points de contrôle (133 points depuis 2018) et de risques de défaillances (610 depuis 2018).

Si votre engin passe tous ces points de contrôle, vous pouvez prendre la route. Si ce n’est pas le cas, il faudra réaliser une contre-visite dans les 2 mois afin de corriger les défauts observés.


Tout savoir sur l’homologation VASP

Avant de s’intéresser au contrôle technique, il est impératif de connaître la réglementation liée à l’immatriculation d’un fourgon aménagé. Cela prend la forme d’une homologation VASP (Véhicule Automoteur Spécialement Aménagé). Pour faire simple, sachez que cette homologation concerne tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes qui servent à transporter des personnes et marchandises et qui ont été aménagés pour cela. Cela concerne donc aussi bien les vans que les ambulances ou les bennes à ordures.

Attention : il ne faut pas la confondre avec la mention VP (Voiture Particulière) ou CTTE (véhicule utilitaire).

Se faisant auprès de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), il est impératif de respecter cette mesure. Sinon, en plus de risquer une amende de 750€ en cas de contrôle des forces de l’ordre, vous ne pourrez pas passer le contrôle technique.

Cela concerne surtout les véhicules possédant des installations d’électricité et de gaz. Toutefois, si vous disposez d’installations démontables, vous pouvez éviter cette homologation VASP. À condition de ne pas toucher à la structure du véhicule. Par contre, si vous vous faites contrôler par les forces de l’ordre avec ce type d’aménagement sans avoir la mention VASP sur votre carte grise, vous serez verbalisé.

Dans tous les cas, il faut savoir que cette homologation prend un certain temps et impose de payer une forte somme(plus de 700€). Il faut donc la prendre en compte avant de s’intéresser à l’achat et l’aménagement d’un van ou d’un fourgon. De plus, il ne faut pas oublier d’obtenir, avant toutes choses, un certificat de conformité VHL (Véhicule Habitable de Loisir) auprès d’un organisme spécialisé (tel que Qualigaz, par exemple). C’est une condition préalable pour permettre une homologation VASP et éviter les risques liés aux explosions, incendies et asphyxies liées à l’usage du gaz.


Les nouvelles règles du contrôle technique pour van et fourgon à connaître

Comme nous l’avons précisé, depuis 2018, le contrôle technique a été renforcé pour les fourgons et vans aménagés.

Ainsi, le nombre de points de contrôle a été augmenté (133 contre 124 précédemment) au même titre que les risques de défaillance (610 contre 413 avant 2018).

Quand vous apporterez votre véhicule pour le contrôle technique, l’expert s’intéressera à de nombreux critères spécifiques en se basant sur une grille de référence. Cela concerne entre autres :

–          Les freins ;

–          Les pneus ;

–          Les feux ;

–          La direction ;

–          Le châssis ;

–          La visibilité ;

–          Les nuisances ;

–          Les équipements ;

–          L’identification du véhicule (VASP ou non) ;

–          Les problèmes pouvant entraîner des incidents sur la route tels que des rétroviseurs cassés ou défaillants, une fuite de liquide ou un siège conducteur mal fixé, par exemple.

Depuis l’entrée en vigueur du contrôle technique, deux degrés de sanction ont été mis en place : la défaillance mineure qui demande une vigilance particulière sans obligation de contre-visite et la défaillance majeure qui impose de réaliser une contre-visite dans les 2 mois. Depuis 2018, un stade a été rajouté : la défaillance critique. Cette dernière impose de réaliser les réparations demandées dans les 24h au risque de voir son véhicule être immobilisé.

Évidemment, cela se répercute autant sur la durée du contrôle technique que sur son prix. Toutefois, ne pas avoir un contrôle technique validé vous expose à une amende de 135€ ainsi qu’une possible immobilisation du véhicule et confiscation de carte grise. Cette amende peut dépasser les 750€ si vous roulez sans avoir réparé les défaillances majeures ou critiques.

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